Siège du Groupe Valotel à Valence – architecture et réhabilitation par Atelier TDR

MONOGRAM – Réinventer le siège d’entreprise

Maîtrise d’œuvre

Architectes mandataires : TDR architectes

DET : L&D Coordination

BET Structure : BETREC

BET Fluides : INOGIE

OPC : MSZ Agencement

Architecte d'intérieur: Studio Carolyn Elia

Bureau de contrôle : Alpes Contrôle

 

Maîtrise d’ouvrage 

Privée : Groupe VALOTEL

Programme

Conception-réalisation d’un siège d’entreprise

Site

26 Rue Notre Dame de Soyons - Valence (26)

Surfaces

SDP : 1402 m²

Montant de travaux

N/C

Dates

Livraison : 2024

Crédit photographies

Eric d'HEROUVILLE

Façade végétalisée du siège Monogram du Groupe Valotel à Valence

Transformer l’existant pour lui offrir une nouvelle identité

Au cœur d’un tissu urbain hétérogène de Valence, entre immeubles haussmanniens, hôtels et maisons individuelles, le projet prend place sur une parcelle arborée traversée par une desserte reliant deux rues.

Plutôt que d’effacer l’existant, le parti pris développé par Atelier TDR consiste à s’appuyer sur le bâtiment en place pour le transformer et lui offrir une nouvelle présence dans la ville. Certaines parties sont déconstruites afin d’alléger la volumétrie, de retrouver de nouvelles transparences et de révéler une lecture plus contemporaine de l’ensemble.

Une seconde peau entre architecture et paysage

La transformation s’organise autour d’un élément majeur : la création d’une double peau légère et végétalisée qui redéfinit l’identité du bâtiment.

Cette nouvelle enveloppe filtre la lumière, apporte de la profondeur aux façades et instaure une relation permanente entre les espaces intérieurs et la végétation. Plus qu’un simple traitement de façade, elle devient un véritable dispositif architectural, climatique et paysager, capable de faire évoluer la perception du bâtiment au fil des saisons.

Aluminium thermolaqué, transparences et végétation composent une écriture volontairement sobre, tandis qu’une toiture claire vient unifier la silhouette de l’ensemble.

Faire de la toiture un paysage habité et productif

La transformation se poursuit jusqu’à la cinquième façade. La toiture n’est plus considérée comme une simple couverture technique mais comme un nouveau territoire d’usage.

Des serres et espaces potagers viennent y prendre place, transformant le toit en un paysage cultivé et prolongeant la présence du végétal à l’échelle du bâtiment.

Cette approche permet d’associer architecture, paysage et nouveaux usages dans une intervention qui cherche à exploiter les différentes strates du projet, du jardin jusqu’à la toiture.

Préserver le site tout en transformant le bâtiment

L’intervention reste volontairement mesurée à l’échelle de la parcelle. Le jardin existant est conservé, tout comme les circulations et les accès qui structurent le fonctionnement du site.

La nouvelle enveloppe végétale vient ainsi s’ancrer au pied des façades et prolonger le paysage existant plutôt que de s’y substituer.

Entre transformation et continuité, le projet propose une architecture plus ouverte et plus végétale, dans laquelle l’enveloppe devient simultanément protection climatique, support du paysage et nouvelle identité du bâtiment.

Cette transformation marque la renaissance d’un lieu longtemps dédié à l’accueil, aujourd’hui réinventé pour accompagner de nouveaux usages. L’ancienne maison de retraite devient un siège contemporain où se rencontrent bureaux, espaces de travail collaboratifs et laboratoires de recherche dédiés à l’innovation culinaire. Entre architecture, paysage et expérimentation, le projet donne naissance à un lieu vivant, tourné vers la création et les pratiques de demain.